Il y a quelques temps, j’ai remodelé mon  usage du smartphone, en commençant par les notifications. Je ne me  rendais pas compte de combien elles étaient intrusive, entre autres.

Mais je voulais, pour changer ahah, perpétuer mon (trop petit) effort  minimaliste et me réapproprier l’usage de mes applications et de mon  téléphone.

C’est chose faite. Et après quelques semaines d’utilisation, voici mes premières conclusions.


Nuisance et concentration

Il faut comprendre dès le début que  régler en off toutes les notifications de toutes les applications (sauf  tel et SMS) n’aura que très très peu d’incidence sur le temps passé sur  ces apps. Pour ma part, je consulte autant Mastodon, FB, IG… qu’avant.  Peut-être un peu moins Twitter et Pinterest… Menfin, rien de  significatif.

Ceci dit, d’avoir coupé les notifications  a modifié en profondeur la nature du temps que j’y passe. Et si avant  je venais sur ces applications par reflex conditionné de répondre à la  notifications, j’y viens aujourd’hui a l’envie où à la curiosité de voir  ce qui mes contacts ont publié.

Mon téléphone ne vibre plus que pour les  appels et SMS. Son écran ne s’allume plus sans que j’appuie le bouton  prévu à cet effet. La barre d’affichage est vide, même quand j’ai XX  mentions sur X apps. J’y vais quand je le choisis. Pas quand elles me le  demandent par signal sonore ou lumineux. De fait, j’attrape mon  téléphone à des moments différents. Je m’en sers différemment, et  l’ordre et l’ordination de mes habitudes est différent lui aussi.

Ma concentration est accrue, parce que  les nuisances sont réduites. C’est terrible à dire, mais j’ai enfin  retrouvé une utilisation active de mon smartphone, là où j’estime avoir  plutôt eu une consommation soumise. Il est redevenu pour moi l’outil qu’il doit à mon sens être : intelligent, adaptable, fluide, disponible  mais pas intrusif.


Limiter le nombre d’applications ?

Pour le coup, après avoir essayé cette  option complémentaire, je n’y ai pas trouvé quelconque effet positif, ou  même un intérêt quel-qu’il soit. Effectivement, il y a des applications  que j’ai remplacé ou enlevées par paquets, MAIS, je ne vois pas  l’intérêt de ne plus rien avoir sur son smartphone… Sur ce point là, je  lis beaucoup autour de moi des posts à propos de déconnexion des réseaux  sociaux sur smartphone, et notamment FB. Pour ma part, j’ai préféré  opter pour l’option où je configure l’application pour en être le moins victime.

Et si les notifications ont grandement  aidé, je ne me suis pas arrêté là, ni pour FB (qui sert d’exemple ici)  ni pour d’autres. J’ai pris le temps de quitter toutes les pages et  groupes : je ne suis pas sur FB pour cela. Je ne suis pas l’actualité de  mes groupes favoris de cette façon (à vrai dire, je ne la suis pas du  tout… ahah). Je ne suis pas outre mesure non plus un grand loquace dans  les groupes sur FB, j’ai toujours favorisé d’autres moyens pour fédérer  ou participer. Ensuite j’ai également veillé à diminuer drastiquement le  nombre de contacts que j’y avais, sautant de quasiment 3000 à quelque  chose autour de 500. Et enfin, j’ai pris le temps de me désabonner et de  m’abonner (en priorisant) à celles et ceux dont le contenu m’intéresse.  FB devient donc un feed personnalisé, au mieux en tout cas, même si  clairement, ça reste l’enfer de l’algorithme…


Nouvelles habitudes, enfin naturelles et harmonieuses

J’ai retrouvé l’habitude de saisir mon  téléphone par envie de faire quelque chose avec : la curiosité dont je  parle plus haut, ou souvent l’envie de prendre une photo ou d’écrire mes  articles, les relire, sans être sempiternellement interrompu par une  bulle Messenger avec un sigle rouge et un morceau de message, un popup  ou une énième vibration qui m’interromps…

Mes nouvelles habitudes correspondent  désormais à ce que j’attends qu’un hypothétique smartphone parfait me  fournisse : qualité d’appareil photo optimale + confort de lecture et de  frappe. Bon, je dis hypothétique parce qu’avec mon OnePlus One, je suis  évidemment un peu largué face à la nouvelle concurrence, au moins sur  l’aspect photographique… mais bon, vous avez compris où je voulais en  venir, n’est-ce pas ?

Et la hiérarchie de mon usage des  applications à sensiblement évolué en ce sens. Si je passe toujours la  majeure partie de mon temps sur les réseaux sociaux (encore que la  qualité de ce temps est évolué comme je le disais plus haut), une place  s’est libérée pour des applications « utiles » : WordPress, VSCO, et  puis Pocket, dans lequel je charge mes futures lectures pour  consultation ultérieure, notamment dans le métro.

Avec ces quelques mois à vraiment me  pencher sur cette réappropriation technologique, j’ai compris que je  m’occupais mal de ma vie numérique, de mon comportement vis à vis de la  technologie et qu’il me fallait mieux faire. Aujourd’hui je maîtrise  mieux mes outils. Non pas que j’en sois désormais le maître, mais ils ne  sont plus anxiogènes comme ils peuvent l’être naturellement, sans qu’on  s’en aperçoive du reste… Et ma réflexion continue, par le biais de  personnes plus avancées que moi sur le sujet. Je pense à J. Zimmerman, Ploum et d’autres sur Mastodon, ou G. Champeau sur FB.